Petit intermède aux récits de voyage en cette belle journée pluvieuse. La raison en est bien simple, il se passe beaucoup trop de trucs en ce moment pour que vous ne passiez à côté. Notamment, le plus meilleur festival du monde entier est en cours. Et j’ai nommé… les Francofolies ! Pour ceux qui ne vivent pas sur la même planète, les Francos, c’est un festival de musique francophone super diversifié et étant rendu à sa 21ème édition cette année. Ce merveilleux festival a lieu dans notre belle grande métropole, à deux pas de chez nous. Et la plupart des spectacles sont gratuits ! Pourquoi s’en priver ? Des artistes du Québec et de la scène internationale y performent chaque soir sur un peu plus de 5 scènes extérieurs situées dans le centre-ville, juste à côté du métro de la Place-des-Arts. Si vous ne connaissez pas ou que vous n’y avez pas été encore cette année, c’est le temps les amis car ce n’est pas fini, loin de là. Jusqu’au 9 août, chaque soir, il y a de quoi s’amuser et se régaler en soirée. Faites-vous plaisir, comme moi, et allez vous gaver de spectacles gratuits.
Maintenant que les présentations sont faites et que j’ai bien fait mon travail de publicitaire, je vais pouvoir vous en parler plus en profondeur. Les Francos commençaient le jeudi 30 juillet et depuis, j’ai passé chaque soir là-bas en compagnie de quelques potes et de mon amoureuse. Nous sommes tous des amoureux inconditionnels de la musique. Il n’était donc pas question de manquer cet événement. Bien sûr, les réveils sont difficiles, et nous aussi, on travaille. Ce n’est pas une excuse, on n’a qu’une seule vie. On est fatigué, mais ça vaut pleinement la peine, je vous le jure. Le mieux, avec les Francos, c’est d’y aller sans aucunes attentes. Aller voir des groupes que l’on ne connaît pas, découvrir quoi. Bien sûr, il y a des incontournables à ne pas manquer mais quoi de mieux que d’ouvrir son esprit ? Et que dire de l’ambiance qui règne partout dans le centre-ville ? Tout simplement électrisant, grandiose. Dans ces moments, je sui fier de dire que je suis Québécois et Montréalais. Nous avons bien des choses à se reprocher, bien sûr, mais pour ce qui est de la fête, je dois dire qu’on est fort. Et j’ai bien dit Montréalais et non Longueullois ou Hubertin. Si, si, je parle d’une ville qui nous unis et qui possède une âme. Pas d’une bourgade de banlieusards plus préoccupés par la santé de leur pelouse que par le reste du monde. Je sais que vous ne serez probablement pas d’accord, mais mon sentiment d’appartenance va à Montréal, ville vivante et culturelle au max. Bien plus, en tout cas, qu’à St-Hubert, inconnue, endormie et endormante.
Mais revenons aux Francos si vous me permettez. Si ça ne vous ennuie pas trop, j’aimerais vous relater un peu nos trois petites escapades. Débutons par l’ouverture, jeudi dernier. Accompagné seulement de JP, je ne m’attendais vraiment à rien. Pas que JP est nul, rassurez-vous, il est le mec le plus dynamique et énergique de la terre. Seulement, on n’était pas en gang, ce qui change souvent la donne. Pas cette fois-ci. Tout d’abord, petit show donné par Plaza Musique. Groupe intéressant et assez innovateur. Style difficilement définissable et présence électrisante. Ça commence bien. C’est donc tout sourire qu’on se dirige vers la scène principale pour le spectacle d’ouverture de Corneille et ses invités. Wha, méchant show ! La foule était chaude et dansait dans la joie et l’allégresse devant Corneille et ses généreux invités. Corneille a même fait 3 nouvelles chansons. Pas de doute, son prochain album, plus funky, a l’air extra. On a eu beaucoup de plaisir et au centre de cette foule, j’ai ressentit un grand élan de patriotisme et de fierté. Le sentiment de faire partie de ce peuple fantastique et multiculturel. On se laisse aisément porté par la musique, on danse, on embarque, on tripe. Juste après, show plus underground avec Payz Play et Artist of the year. Deux super groupes que je vous recommande fortement. L’un rap et l’autre électro/dance. Excellent, on bounce comme des déchainés.
Vendredi soir, on est nettement plus nombreux. Mais les shows sont nettement moins bons aussi. Dommage. David Jalbert, inconnu pour moi, ne m’impressionne pas du tout. On dirait une copie de Kaïn autant dans les rifts que dans la voix. Rien d’innovateur et rien de quoi s’emballer. On part tôt après avoir écouté la fin du show d’Antoine Gratton (intéressant). Une soirée un peu décevante mais ce n’est pas grave.
Samedi, le réveil est difficile. Pourtant, le soir venu, on est encore fidèle au poste. Et tant mieux parce que ce fût extra. En compagnie de Pimpo et de Charles, on se gâte. Fatals Picards (Déchainés), Oumou Soumaré (exotique, entraînant, intime et dansant), Guillaume Arsenault (poétique et génial) et finalement Orange Orange (trop top). À force d’acheter les cds de tout ce qu’on aime, on va se ruiner. Pas de doute, il y a du talent à fond au Québec.
Bon bon, qu’est-ce que vous faites encore à me lire, allez-y voir par vous-même ! Gâtez-vous, vous ne le regretterez pas. Peut-être ferons-nous de Montréal la capitale mondiale des festivals en y croyant tous un peu plus. Qui sait, après tout, c’est à nous de faire bouger les choses ! Montréal, capitale culturelle mondiale, ça sonne bien, je trouve. L’invitation est lancée, à vous d’embarquer !
Francky a dit,
août 3, 2009 @ 6:03
Vraiment, vive les francos!
Quand on s’attend à rien, on ne peut pas être déçu, mais que surprit!!
Marco a dit,
août 7, 2009 @ 6:04
Plus de journal de bord, on veut plus de journal de bord!!!